Notre approche

L'aquaécologie : produire en régénérant le vivant.

L'aquaculture marine française traverse des crises durables : mortalités, prédation, changement climatique, vieillissement des professionnels et pression foncière. Le modèle traditionnel, intensif et peu diversifié, s'essouffle. Pourtant, son potentiel reste considérable.

Une filière à la croisée des chemins

Un pilier des territoires côtiers

Elle reste un pilier des territoires côtiers : protéines bas carbone, restauration des milieux, débouchés nouveaux dans l'alimentation, la cosmétique ou les biomatériaux. L'Union européenne encourage d'ailleurs explicitement l'aquaculture multitrophique intégrée dans ses orientations stratégiques 2021-2030.

La conchyliculture, premier secteur de l'aquaculture marine

Volumestonnes
79 %
Valeureuros
71 %

La Charente-Maritime, cœur de la production ostréicole

50%

de la production nationale d'huîtres provient de Charente-Maritime, où se situe notre ferme pilote.

Un littoral sous pression, un besoin de transmission

Des marais marginaux aux zones à haute valeur ajoutée

La montée des eaux (20 à 30 cm attendus d'ici 2050) et la salinisation progressive des terres agricoles littorales fragilisent les exploitations de Vendée, de Charente-Maritime et de Loire-Atlantique. Ces marais, souvent perçus comme marginaux, peuvent devenir des zones de production à haute valeur ajoutée.

De nombreux professionnels cherchent à transmettre leur outil, tandis que de nouveaux profils veulent produire autrement. C'est cet écart que Le Paysan Marin s'attache à combler.

11 100 km²

de territoires exposés à la submersion marine en France — carte stylisée, littoral atlantique mis en évidence (Vendée, Charente-Maritime, Loire-Atlantique).

Produire en régénérant le vivant

L'aquaécologie

L'aquaécologie transpose à la mer les principes de l'agroécologie. Plutôt que d'intensifier une monoculture fragile, elle associe sur un même site plusieurs espèces complémentaires (poissons, coquillages, algues, plantes adaptées au sel) pour recréer un réseau trophique où les rejets des unes nourrissent les autres.

Cette culture multitrophique réduit l'impact environnemental, sécurise les revenus par la diversification et rend des services écologiques concrets : filtration de l'eau, épuration des sédiments, création d'habitats.

Photo suggérée : huîtres empilées (dossier de mécénat).

En images

Sur le terrain

Un modèle accessible et à taille humaine

En réduisant la mécanisation et les surfaces nécessaires, ces exploitations abaissent la barrière à l'entrée et offrent une voie d'installation crédible aux nouveaux profils.

Sources : Agreste, L'aquaculture en France en 2023 ; Commission européenne, Orientations stratégiques 2021-2030.

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